du 9
Mai.
au 11
Mai.
photo concert

musique symphonique

Wolfgang Amadeus Mozart
Les Noces de Figaro K.492 - ouverture
Wolfgang Amadeus Mozart
Symphonie concertante pour violon et alto en mi bémol majeur K.364
Max Méreaux
Ikebana
Wolfgang Amadeus Mozart
Symphonie n°40 en sol mineur K.550

Fulgurante ouverture que celle des Noces de Figaro ! C’est par ce « brulot » orchestral que la jeune et brillante cheffe polonaise Marzena Diakun lancera ce concert largement dédié à Mozart. Deux solistes de l’Orchestre la rejoindront ensuite pour la  magnifique Symphonie concertante, pour violon et alto (1779).

Composé au retour du séjour parisien du jeune maitre, ce nouveau chef d’œuvre revisitait le genre aimable et convivial si prisé dans la capitale française, tout en le dotant d’une ampleur et d’une profondeur inouïes : on retiendra par exemple, parmi toutes ses beautés, la grandiose introduction orchestrale (Allegro) préparant l’extraordinaire entrée des instruments solistes vibrant à l’unisson… Ou encore l’Andantino, bouleversant d’émotion sous le magique clair-obscur de ses teintes « baroques »…

Écrite en référence à l’art japonais de la composition florale, Ikebana, pour alto solo et orchestre, de Max Méreaux (né en 1946) introduira enfin à la plus illustre des symphonies de Mozart.

Vénérée des musiciens romantiques, et notamment de Schumann qui en parlait comme « une œuvre dont chaque note est de l’or pur, chaque partie, un trésor », la Symphonie n°40  en sol mineur (juillet 1788), n’est pas sans évoquer une certaine thématique donjuanesque.

Le climat à la fois hédoniste et tourmenté qui la traverse s’y conjugue en effet avec une  mélancolie corrosive, pouvant aller jusqu’à certains accès de morbidité dans le Finale. Ce qui n’épuise pas, loin s’en faut, la grandeur et l’immense richesse de cette symphonie, ainsi que le démontrent la sublime méditation de l’Andante en mi bémol ou la rayonnante polyphonie du Menuet.