Concert Carte blanche à nos solistes >

Concert

du 21

Juin

au 23

Juin

musique symphonique

Carte blanche à nos solistes

orchestreOrchestre de Picardie

directionJulien Leroy

violoncelle solo Laurent Rannou

musique symphonique

Paul Hindemith

Suite de danses françaises

Robert Schumann

Concerto pour violoncelle op.129 en La mineur

Lied op.19

Wolfgang Amadeus Mozart

Symphonie n°40

On n’associe guère a priori la musique du très germanique Paul Hindemith (1895-1963) avec des pavanes, gaillardes, tourdions et autres bransles de Bourgogne… Pour être peu représentative de son style, sa Suite de Danses françaises (en fait une orchestration datant de 1948 de danses de l’époque Renaissance) ne s’avère pas moins savoureusement « bien sonnante. »

Même agréable surprise, avec le Lied pour violoncelle de Vincent d’Indy (1885) dont le titre démontre l’attirance du jeune compositeur pour le romantisme allemand, lui qui deviendra le farouche nationaliste que l’on sait…

Quoi qu’il en soit, on saura gré à Laurent Rannou d’avoir si joliment préludé aux émotions autrement intenses qu’il nous délivrera avec l’un des plus purs chefs-d’œuvre du répertoire pour violoncelle.

Le Concerto en la mineur de Schumann (1851) appartient à la dernière période dite « heureuse » du grand musicien. Il en traduit les ambitions novatrices: forme d’un seul tenant, imbrication du soliste et de l’orchestre, développement poussé des possibilités instrumentales… Mais reste surtout bouleversant par la beauté des  idées mélodiques, son aura de tristesse passionnée, sourdement crépusculaire.

Schumann vénérait spécialement la Symphonie en sol mineur (1788) : « une œuvre, disait-il, dont chaque note est de l’or pur, chaque partie, un trésor ». Page célébrissime, la plus « romantique » de Mozart,  la « Quarantième » n’est pas sans évoquer une certaine thématique donjuanesque. Les accents la fois hédonistes et tourmentés qui la traversent s’y conjuguent en effet avec une sorte de  mélancolie corrosive, pouvant aller jusqu’à certains accès de morbidité dans le Finale. Ce qui n’épuise pas, loin s’en faut, la grandeur et l’immense richesse de cette symphonie, ainsi que le démontrent la sublime méditation de l’Andante, la rayonnante polyphonie du Menuet…

Durée : 1h40 avec entracte

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jeudi 21 juin20h30
Athies
vendredi 22 juin20h30
Hirson

80 Rue du Général de Gaulle 02500 Hirson

03 23 58 81 33

Site internet >

samedi 23 juin20h30
Montcornet

Place Foch 02340 Montcornet

03 23 21 73 20