du 7
Juin
au 8
Juin
photo concert
direction Alexei Ogrintchouk
trompette solo Benoît Mathy

musique symphonique

Robert Schumann
Ouverture, Scherzo et Finale
Franz Joseph Haydn
Concerto pour trompette en mi bémol majeur
Ludwig van Beethoven
Symphonie n°1

Élan de renouveau chez Schumann, innovations tranquilles chez Haydn, conquérantes chez Beethoven… Le chef russe Alexei Ogrintchouk et le trompettiste Benoît Mathy nous offrent un programme classique et romantique plein d’énergie et d’optimisme.

C’est en effet en 1841, l’année de la première « floraison symphonique » qui suivit son mariage tant désiré pour Clara que Schumann, compose son triptyque Ouverture, Scherzo et Finale. Sorte de symphonie sans mouvement lent, l’œuvre commence à la manière d’une belle résolution de jeunesse. Suivra, avec le Scherzo, une chevauchée légère, s’interrompant de sourires tendres et mélancoliques (Trio). Plus sérieux avec son exposition fuguée et ses développements scolastiques, le Finale rappelle néanmoins, en plusieurs passages la jovialité émue de l’Ouverture, avant de conclure dans une atmosphère de joie puissante et solennelle, toute germanique.

Créé le 23 mars 1800 à Vienne par Antoine Weidinger qui inaugurait une trompette chromatique de son invention, le Concerto  en mi bémol de Joseph Haydn fit sensation : jamais on n’avait entendu jusqu’alors cet instrument sonner si pur et si juste, chanter avec tant d’élégance.

Donnée quelques jours plus tard, en avril 1800, la Première Symphonie de Beethoven suscita des réactions plus diverses auprès d’un public viennois passablement décontenancé…Au-delà même de ses aspects novateurs, il faut  goûter aujourd’hui la clarté de facture, l’humour, et pour tout dire, l’extraordinaire santé symphonique de cette page essentielle dans le parcours du maitre.