du 31
Jan.
au 3
Fév.
photo concert
directeur musical Arie van Beek

musique symphonique

Franz Joseph Haydn
Symphonie n°59
Ludwig van Beethoven
Concerto pour piano n°4
Felix Mendelssohn
Symphonie n°1

On manquera toujours de superlatifs pour décrire l’extraordinaire « dialogue entre Dieu et sa créature » que met en scène Beethoven dans le mouvement central de son Quatrième Concerto pour piano (1808). Et que dire de cette douce caresse du piano solo qui, au lieu de la vigoureuse introduction symphonique attendue, inaugure le premier mouvement ?

Œuvre de toutes les audaces, l’op.58 est aussi un intense  moment de jubilation pianistique et orchestrale qu’animeront de concert l’excellent Frank Braley et le maestro van Beek.

Un autre « spécialiste » de la « jubilation en musique »  était bien sûr Joseph Haydn dont  la Symphonie n°59 (1768) date des débuts de sa période Sturm and Drang. Les forts contrastes rythmiques et dynamiques de l’Allegro suggèrent une action théâtrale et la partition sera d’ailleurs utilisée quelques années plus tard comme musique de scène pour une pièce intitulée Die Feuerbrunst  (L’Incendie), d’où son surnom… Les deux mouvements suivants (Andante et Menuet) frappent par la proximité de leurs thèmes mélodiques respectifs (une innovation de plus chez le maitre…) mais aussi par la variété de l’instrumentation, la totale liberté dans l’enchainement des idées…Et le Finale, avec ses  cors joyeusement tonitruants, a décidément un cachet fou…

Mendelssohn  était très attaché à sa première « grande symphonie » qu’il avait composée en 1824 à quinze ans, peu avant son célèbre Octuor pour cordes. Il est vrai qu’aujourd’hui encore on reste confondu par  cette souveraine aisance à manier, si jeune, la grande forme symphonique. Sans bouder son plaisir devant ces « élans d’orchestre » à la Weber (Allegro), les fugatos bien trempés, les hymnes chaleureux du Finale…