Concert Les poètes par Léo Ferré >

Concert

du 15

Mai

au 16

Mai

musique de chambre

Les poètes par Léo Ferré

musique de chambre

Léo Ferré

A une passante - Charles Baudelaire

Léo Ferré

Automne malade - Guillaume Apollinaire

Léo Ferré

Chanson de la plus haute tour - Arthur Rimbaud

Léo Ferré

Colloque sentimental - Paul Verlaine

Léo Ferré

Ecoutez la chanson bien douce - Paul Verlaine

Léo Ferré

Est-ce ainsi que les hommes vivent - Louis Aragon

Léo Ferré

Je chante pour passer le temps - Louis Aragon

Léo Ferré

Jolie môme

Léo Ferré

La servante au grand coeur - Charles Baudelaire

Léo Ferré

Le crachat

Léo Ferré

Les oiseaux de malheur

Léo Ferré

Marie - Guillaume Apollinaire

Léo Ferré

Mes petites amoureuses - Arthur Rimbaud

Léo Ferré

Mister Giorgina

Léo Ferré

Muss es sein ? Es muss sein !

Léo Ferré

Recueillement - Charles Baudelaire

Léo Ferré

Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle - Charles Baudelaire

Léo Ferré

Chanson d'automne - Paul Verlaine

« Léo Ferré chante les poètes » (1986 – Théâtre libertaire de Paris) :
Il s’adresse au public :
– Lorsqu’on se voit de temps en temps nous, qui faisons ce métier un peu en marge enfin bon…
Moi, je vois Apollinaire, il me fait appeler, alors je vais le voir de temps en temps.
Remarquez que je ne l’ai pas connu, il est mort en 1918, moi j’avais deux ans….

Alors il m’a fait demander et il m’a dit :
– « Dis donc Léo tu chantes ‘Marizibill’ »
J’ai dit -« oui mais… »
– « Tu sais que tu devrais faire quelque chose, tu devrais allonger la chanson, tu mets quatre vers
comme ça, t’entends cette chanson qui dit « ne la laisse pas tomber elle est si fragile… »
– « Ahhh ?….Vous croyez ? »
– « Oui, tu vas voir, tu vas faire un tabac. »

Il m’a dit, -« tu sais Léo, la poésie, les gens ne la lisent pas, il n’y a que les maniaques ou les universitaires… La poésie, c’est pas connu, du tout. »
Moi, je ne connaissais pas, quand j’ai mis Baudelaire et Verlaine en musique, je connaissais quelques poésies comme tout le monde, moi, j’ai été élèves des Frères des écoles chrétiennes, alors Verlaine, Baudelaire et Rimbaud, tu penses c’était… !
Donc je ne connaissais pas. Un jour j’ai lu et puis j’ai mis en musique des choses qui allaient avec ma voix, il fallait que j’improvise tout de suite sinon il fallait que je choisisse de la musique après.
Il faut que la musique soit humblement mise sous le poème, comme des roues d’un véhicule qui apporte la musique avec la poésie dans l’oreille des gens, à vous !

La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique.

Toute poésie destinée à n’être que lue et enfermée dans sa typographie, n’est pas finie.

Elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale, tout comme le violon prend le sien avec l’archet qui le touche. (Léo Ferré, préface à Poètes…Vos papiers !)

« Il faudra récrire l’histoire littéraire un peu différemment, à cause de Léo Ferré » disait  Aragon. On sait que le grand poète avait été enchanté de la brassée de chansons que Léo Ferré avait composées sur ses poèmes, lesquelles avaient été enregistrées en 1961 avec un succès qui fera date.

Cette alliance entre la poésie « savante » et l’art populaire de la chanson avait déjà été explorée dans les années d’après-guerre, notamment par Brassens, mais c’est sans doute Ferré qui en fit les réalisations les plus suivies et délibérées. Il y avait eu Apollinaire dès 1953 puis un album Baudelaire déjà en 1957 où le chanteur, souvent inspiré, se montrait parfois encore intimidé par le modèle de la mélodie française à la Henri Duparc. Mais avec l’éclatante réussite des albums consacrés à Aragon, puis Verlaine et Rimbaud en 1964, et à nouveau Baudelaire en 1967 (24 chansons), Léo Ferré avait définitivement trouvé sa propre voix pour chanter les poètes majuscules de notre patrimoine.

Aujourd’hui entendues dans des orchestrations, certes excellentes, mais qui fleurent bon le style des variétés des années soixante, toutes ces chansons ont pourtant vocation à connaitre une diffusion plus universelle, moins marquée par un « son d’époque. » C’est en tous cas le pari des talentueux artisans du présent concert qui interpréteront les poètes de Léo Ferré  dans des arrangements originaux pour voix, piano et quatuor à cordes.

Gageons que le grand Léo aurait apprécié….

Ce concert sera accompagné de projections de photos de Léo Ferré.

Durée : 1h50 avec entracte

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mercredi 15 mai19h30
Amiens
jeudi 16 mai20h30
Amiens