le 9
Oct.
à l'Université de Picardie Jules Verne
photo concert
Groupe de musique de chambre de l'Orchestre de Picardie Quatuor guitare et cordes
violon solo super-soliste Zbigniew Kornowicz
violon solo Joanna Rezler
violoncelle Ara Abramian

musique de chambre

Giovanni Battista Viotti
Trio en si bémol majeur pour 2 violons et violoncelle
Niccolo Paganini
Sonate concertante pour violon et guitare
Niccolo Paganini
Terzetto pour violon, violoncelle et guitare

Piémontais d’origine, né en 1755, Giovanni Battista Viotti vécut longtemps à Paris, puis à Londres où il mourut en 1824. Personnalité musicale majeure de son temps, il reste surtout connu aujourd’hui comme le fondateur de la technique moderne du violon, le premier à avoir donné à l’instrument ses lettres de noblesse. Virtuose hors-pair, Viotti fut aussi un compositeur fécond. Certains de ses concertos sont demeurés longtemps au répertoire courant et continuent de jouer un rôle important dans la formation des violonistes.

Son œuvre de chambre, en revanche, est peu explorée aujourd’hui. Elle s’avère pourtant de grande qualité. On en jugera par ce Trio pour deux violons et violoncelle en si bémol de l’op.19, publié probablement en 1807. D’une écriture aisée, ce charmant divertissement n’est pas sans rappeler la veine de Haydn, notamment dans le Finale Allegretto, à l’allure d’une ronde populaire.

On oubliera un peu le « diabolique » compositeur des Caprices à l’écoute des nombreuses œuvres pour guitare et cordes que Paganini (1782-1840) nous a laissé. Loin de toute pyrotechnie violonistique, l’Allegro initial de la Sonate concertante frappe au contraire par la pureté  de son classicisme, la richesse des échanges entre les deux partenaires. Un dialogue qui prendra la dimension d’une conversation intime un peu « recherchée » et quasi improvisée dans l’Adagio central, avant le bref et dansant Finale.

Plus réussi encore, le Terzetto en ré majeur (en quatre mouvements) nous transporte cette fois  dans l’univers lyrique italien. Les phrases mélodiques belcantistes y abondent (notamment dans le poétique Andante Larghetto) tandis que le vigoureux Minuetto (en fait plutôt une grande valse romantique),  évoquera une véritable  « scène de bal » qu’on imagine facilement sortie d’un opéra de Donizetti, voire de Verdi. Un Rondo éblouissant de verve instrumentale signe la conclusion de ce superbe Terzetto.