Concert Les Fables d’Offenbach >

Concert
le 13

Juin

musique symphonique

Les Fables d’Offenbach

orchestreOrchestre de Picardie

directeur musicalArie van Beek

mezzo-soprano Marielou Jacquard

musique symphonique

Béla Bartók

Danses roumaines

Jacques Offenbach

Six fables de Jean de la Fontaine (orch. Jean-Pierre Haeck)

Gabriel Fauré

Pelléas et Mélisande - suite op.80

Maurice Ravel

Le Tombeau de Couperin

Hormis les toniques Danses Roumaines de Béla Bartók en ouverture, ce programme propose quelques belles pépites de la musique française dont les savoureuses Fables de la Fontaine de Jacques Offenbach.

C’est en 1842 que le jeune immigré allemand, dont les succès phénoménaux au théâtre restent à venir, met en musique six de ces fables à l’attention des salons parisiens. Assez loin du genre de la romance, alors très prisé de ces lieux mondains, Jacques Offenbach conçoit ces pièces comme des véritables scènes lyrico-dramatiques, soulignant les péripéties et surprises de la narration, tout en soignant la mélodie et le « beau chant ». Ainsi, dans La Cigale et la Fourmi, (aux accents parfois très rossiniens),comme dans Le Savetier et le Financier, il n’hésitera pas à placer de fort brillantes vocalises virtuoses en « chute finale ». Peu fréquentées en récital, ces Fables devraient prendre une nouvelle jeunesse avec la récente version orchestrale de Jean-Pierre Haeck soutenant la jeune et magnifique mezzo-soprano Marielou Jacquard.

Guère attiré par l’orchestre, Gabriel Fauré aura pourtant laissé quelques œuvres symphoniques marquantes qui proviennent, pour l’essentiel de ses musiques de scène. Il fut ainsi le premier compositeur, avant Debussy, Sibelius et Schoenberg à illustrer en 1898 le drame de Maeterlinck Pelléas et Mélisande. S’attachant surtout, dans la suite d’orchestre qu’il en tira en 1901, au personnage de Mélisande, Fauré avait su en évoquer l’aura de mystère impalpable, avec un mariage de charme et de tragique qui n’appartient qu’à lui.

Maurice Ravel avait le goût de la musique française du XVIIIème siècle, de ses clavecinistes, de ses couleurs tendres et vives à la fois. Composé pour le piano en 1917, pendant la Grande Guerre, et dédié aux amis disparus au front, Le Tombeau de Couperin (dont quatre des six numéros seront orchestrés en 1919) est le plus merveilleux hommage à cette tradition qu’on puisse imaginer. Sans doute pourrait-on discerner un certain volontarisme national dans le Rigaudon robuste et cuivré qui termine la suite d’orchestre. Mais avec les guirlandes enchantées du hautbois qui submergent le début du Prélude, Ravel n’avait jamais paru aussi euphorique. Tandis qu’il s’affirmera fier et altier dans l’extraordinaire Forlane, ou, à l’inverse, pénétré d’une ineffable mélancolie dans un Menuet qui annonce le Petit Poucet de Ma Mère l’Oye.

Durée :

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dimanche 13 juin17h00
Château-Thierry

Place des Rencontres 2 Avenue de Lauconnois 02400 Château-Thierry

03 65 81 03 44

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