directeur musical Arie van Beek

musique symphonique

Carl Philipp Emanuel Bach
Symphonie en fa majeur H.665
Ludwig van Beethoven
Concerto en ré majeur pour violon et orchestre op.61
Franz Schubert
Symphonie n°6 en do majeur D.589

« Petite » la Symphonie n°6 de Schubert ? Cette appellation ne lui a en fait été donnée que par comparaison avec la Symphonie n° 9, l’ultime, « la Grande », dans la même tonalité  de do majeur. Pour le reste, le jeune compositeur, certes influencé par Beethoven et par Rossini (ce dernier très à la mode dans la Vienne de 1817), continuait à tracer son chemin symphonique personnel : les  charmes contrastés, mais toujours inimitables, des deux mouvements initiaux, un Scherzo d’ampleur beethovénienne, un Finale apparemment bon enfant mais déjà emporté dans cette « pulsation infinie » qui sera celle de la future Neuvième Symphonie.

Autre « petite symphonie », du moins selon les critères romantiques, la Sinfonia en fa majeur de C.P.E. Bach (créée à Hambourg en 1776), tourmentée et pleine de surprises, est un chef d’œuvre de l’esthétique Sturm und Drang (Orage et Passion). De quoi rendre jaloux Haydn, fameux adepte lui aussi à l’époque de cette sensibilité… En réalité, le maître viennois était un fervent admirateur de l’art de Carl Philipp Emmanuel….

Sa dimension inaccoutumée (45 minutes…) ne fut pas la seule innovation que représenta l’unique concerto pour violon de Beethoven. Son ampleur symphonique, sa noblesse de style, le rôle inhabituel qu’y jouent les timbales (sorte de sourd contrepoint rythmique au merveilleux chant du violon) déroutèrent la critique lors de la création à Vienne en 1806. Et ce n’est qu’à partir de 1844, quand l’illustre virtuose Joseph Joachim l’inscrivit à son répertoire, que l’œuvre prit la place qui lui revient parmi tous les autres concertos pour violon : la première.