Concert Musique française de Charles Gounod à Jules Matton >

Concert

du 4

Nov.

au 4

Nov.

musicien Quatuor Joachim

musique de chambre

Charles Gounod

Quatuor à cordes n°3 en la mineur

Jules Matton – compositeur en résidence à l’Orchestre de Picardie

Quatuor à cordes

Maurice Ravel

Quatuor à cordes en fa majeur

Avec la jolie proposition des chefs de pupitre de l’Orchestre de Picardie – violons, alto, violoncelle – tous les quatre, membres du Quatuor Joachim, on se situe assez loin de l’aspect intimidant que peut parfois prendre le genre noble et prestigieux du quatuor à cordes.

On s’attachera tout d’abord à l’une des plus grandes gloires lyriques françaises du XIXème siècle, Charles Gounod, qui, entre deux succès scéniques, se délassait volontiers de compositions instrumentales élégantes et pleines de charme.

C’est le cas de son Quatuor en la mineur, écrit dans les années 1890, à la fin de sa vie, et dédié à son petit-fils Charles de Lassus, de qui il sollicitera, en grand-père attendri par le chantonnement d’un bambin de deux ans, rien moins que le thème du Finale (enfin, du moins, une partie…)

Après le classicisme aimable de Gounod on passera à un tout autre style avec le Quatuor en ut mineur datant de 2017, de Jules Matton, compositeur en résidence à l’Orchestre de Picardie. A trente ans à peine, le jeune compositeur a écrit une œuvre intense, une sorte de parcours « expressionniste » à travers épisodes tantôt dramatiques tantôt plus « atmosphériques », d’un intérêt musical toujours soutenu. Une figure thématique, d’expression relativement tranquille, apparait au début et à la fin, donnant une belle dynamique narrative à ce quatuor, passionnant à plus d’un titre.

« Très doux » est-il indiqué à la première page du Quatuor en fa majeur de Ravel (1902). Ainsi, sur un motif modal d’une clarté et d’une pureté sans pareil, sous la calme lumière d’un « jardin de l’enfance », commence une des œuvres de musique de chambre les plus enchanteresses du XXème siècle. Ce que ne fera que confirmer la magie des rythmes basco-hispaniques du Scherzo et du Finale, et encore la longue et merveilleuse rêverie (« Très lent ») du troisième mouvement où le jeune maître arpentait son univers intérieur le plus secret.

Durée : 1h00

⇣ Cliquer sur la salle

mercredi 4 novembre18h00
Lille
mercredi 4 novembre20h00
Lille