du 31
Mai.
au 2
Juin.
photo concert
direction Peter Csaba
violon solo super-soliste Zbigniew Kornowicz

musique symphonique

Felix Mendelssohn
Les Hébrides ou la Grotte de Fingal - Ouverture
Piotr Ilitch Tchaïkovski
Concerto pour violon
Franz Schubert
Symphonie n°3

Des grandioses visions maritimes de Mendelssohn aux embrasements virtuoses du Concerto pour violon de Tchaïkovski, c’est un programme « d’eau et de feu » que nous proposent Peter Csaba et Zbigniew Kornowicz en première partie de concert.

On sait que l’Ouverture de Hébrides (1832) avait été inspirée au compositeur par sa visite de la Grotte de Fingal, au nord de l’Écosse. Appel du grand large, imitation du fracas des vagues sur les rochers, sonorités liquides… Cette admirable « marine » romantique influencera notamment Wagner et son Vaisseau fantôme.

Pas de « souvenir de voyage » en revanche à l’origine du Concerto en ré majeur de Tchaïkovski (1881), sinon que son auteur avait été vivement impressionné par les couleurs exotiques et flamboyantes de la Symphonie Espagnole de Lalo… Ces qualités, associées à l’inspiration foncièrement lyrique et effusive du grand musicien russe feront des ravages. Après des débuts difficiles, l’œuvre est devenue l’une des plus prestigieuses, mais aussi l’une des plus « émoustillantes » du  répertoire pour le violon concertant.

Loin de ces fastes romantiques, la Symphonie n°3 en ré majeur du tout jeune Schubert (1815) trace un sillon en apparence plus modeste. Les modèles viennent de Haydn ou de Beethoven et l’on y entend des échos de Rossini, alors très à la mode dans la Vienne de ces années-là.

Et pourtant, passée  la dramatique introduction lente imitée de  Haydn,  quel charme que ce thème gentiment tournoyant à la clarinette (Allegro) ! Quelle fraicheur que cette promenade insouciante, à laquelle nous invite l’Allegretto ! Et l’on s’enchantera encore d’un  savoureux ländler (Trio  du Menuet), avant un Finale gai et lumineux, qu’emporte un trépidant rythme de tarentelle.