Concert Beethoven et la symphonie française >

Concert

du 9

Juin

au 10

Juin

orchestreOrchestre de Picardie

directeur musicalArie van Beek

piano Théo Fouchenneret

musique symphonique

Felix Mendelssohn

Les Hébrides ou la Grotte de Fingal - ouverture

Karol Beffa

Dark

Ludwig van Beethoven

Concerto pour piano n°4

Incomparable musicien des féeries nocturnes, Felix Mendelssohn aura sans doute inventé aussi le romantisme des « souvenirs de voyages ». Toujours curieux, souvent émerveillé, il rapporte de ses séjours en Ecosse et en Italie, des lumières, des couleurs, des atmosphères de légende qu’il s’emploie à fixer dans de belles symphonies descriptives mais toujours respectueuses des formes classiques.
Un peu à la manière d’un album touristique, l’Ouverture des Hébrides, qu’il achève en 1832, évoque le site exceptionnel de la grotte de Fingal au nord de l’Ecosse, ses roches basaltiques et les vagues qui viennent y rebondir en fracas grandioses… Appel du large (que dessine un mémorable thème aux cordes graves), gammes furieusement déferlantes, sonorités fluides, parfois « aquatiques » mais aussi rythmes de marches survolant les flots pour suggérer quelque épopée maritime… Le programme était prometteur, sa réalisation aura enrichi son époque d’une admirable « marine » romantique dont Wagner, et même Debussy, sauront se souvenir.

Une douce caresse au piano solo pour commencer… On mesure la stupéfaction des premiers auditeurs du Concerto en sol majeur de Beethoven, qui, lors de la création à Vienne en 1808, s’attendaient à l’énergique introduction orchestrale de règle dans le genre… Il est vrai que le maître n’avait lésiné ni sur l’audace ni sur l’imagination, comme le montre encore le mouvement lent, ce « dialogue entre Dieu et sa créature », une des pages les plus extraordinaires de toute la musique … Le Rondo vivace ne sera pas moins audacieux avec sa « fausse » tonalité initiale en do majeur et son esprit symphonique plutôt inhabituel dans un Finale de concerto.
Le jeune et prometteur Théo Fouchenneret devrait y exceller, de même que dans l’élégant et sensible « nocturne » de Karol Beffa (né en 1973), Dark, pour piano et cordes.

Le concert à Laon a lieu dans le cadre de la saison de la Maison des Arts et Loisirs de Laon et le prolongement du Festival de Laon.

Durée : 1h00 avec entracte

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mercredi 9 juin20h00
Laon
jeudi 10 juin20h30
Hirson

80 Rue du Général de Gaulle 02500 Hirson

03 23 58 81 33

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